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 Je compte jusqu'à un.... [Max & Elsa]

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Maximiliane B. Monster


♚ MON HISTOIRE : 62
♚ MON ARRIVÉE : 29/02/2016
♚ MON METIER : Serveuse au Wonderland
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♚ MES AMOURS :
Aloha Oe, aloha Oe
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Une douce étreinte, a ho'i a'e au
Jusqu'à nos retrouvailles

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MessageSujet: Je compte jusqu'à un.... [Max & Elsa]   Sam 28 Mai - 0:05


❝ Je compte jusqu'à un... ❞
- Max & Elsa -
Bonjour Germaine ! Ma gracieuse limace en jartelle ! A qui allons-nous faire peur aujourd’hui ?
Elsa avait finalement décidé de poser ses valises dans ce trou du cul de l'enfers qui nous sert d'appartement. Décidément faut vraiment tomber bien pas pour vivre ici, ca doit être la salle d'attente des MST ou du maladie incurable. Je suis sûre que la plupart des maladies orphelines ont du être découvertes ici. Alice vous a dit que cet endroit a été considéré comme une zone sinistrée et insalubre, entouré de bandeau jaune de la police et de l'inspection sanitaire ?! Peut être que je vous l'ai déjà dit mais c'est parce que moi ca m'a choqué la première fois qu'elle me l'a dit et comme vous le savez, il en faut beaucoup pour me choquer. Enfin bref, Elsa est suffisamment grande pour choisir elle-même sa façon de mourir. Et vu la chambre qu'elle a choisi, elle a choisi de mourir d'une MST. Choix judicieux, on ne sait pas quelle maladie vénérienne peut encore traîner dans la chambre en face de la sienne.

Enfin bref, elle n'était pas là encore et Alice et moi traînons sur le canapé. On regarde la télé, une série à la con qui parle d'un homme qui serait le dernier homme sur Terre. Alice et moi rigolons en fumant des pets et en mangeant du chocolat. Elle a sa tête posé sur mes genoux alors que je suis assise et je caresse doucement la cascade de cheveux blonds qui tombent sur le canapé.

- Y'a vraiment qu'un homme pour faire ce genre de choix ! N'empêche, la piscine a marguarita, j'adhère complètement ! Pourquoi on a pas ça nous ?!

Alice me regarde et rigole, elle me dit que c'est parce qu'on utilise le gel douche comme shampoing et liquide vaisselle qu'on a pas les moyens de se prendre une piscine à marguarita. Après mûre réflexion je me dis qu'effectivement c'est pour ça... Du coin de l'oeil, je regarde l'heure et me dis que notre troisième mousquetaire ne tardera pas à arriver. D'une minute à l'autre.

- Qu'est ce que tu veux faire ce soir ? On se fait une soirée film/dessin animé en fumant des gros beuz ?

Je baisse la tête pour la regarde et elle me sourit gentiment avant de s'étirer sur moi. Elle secoue la tête et me répond :

-Très peu pour moi ! Demain j'ai cours, je vais finir mon pet, aller me laver, manger un truc et gros dodo !

J'hausse les épaules, moi je travaille pendant qu'elle sera en cours mais ca va c'est tranquille. Pour une raison que j'ignore, les clients sont moins là quand Alice n'y est pas. Je me demande si c'est à cause de moi ou si c'est parce qu'ils aiment trop Alice. Après mûre réflexion j'ai été heureuse d'apprendre que c'était à cause de moi. Comme quoi j'arrive à travailler le moins possible quoi que je fasse ! C'est un don chez moi je vous assure.

- Bon...Bhein je pense que je vais rester sur le canapé à regarder des trucs jusqu'à ce que je m'endormes.

A son tour, Alice hausse les épaules, elle me rappelle que je dois me lever et être au Wonderland à dix heures et je lui dit que j'y serais. C'est fou comme elle se sent obligée de me materner. Elle me rappelle sans cesse qu'il faut que je me lève, me lave, me brosse les dents, que je fasse mon sac...

- Tu me fais une soufflette ?

Elle sourit de toutes ses dents et s'assoit à califourchon sur moi, elle est légère et gracieuse, je ne la sens même pas. Elle tire une grande bouffée de son joint et garde la fumée dans sa bouche puis elle passe une main dans mes cheveux et m'embrasse tendrement, ses petites lèvres s’entrouvrent sur les miennes pour laisser passer la fumée et je me laisse aller à ce contacte en fermant les yeux. C'était délicieux, je demande à Alice de m'en faire une autre alors que j'entends des pas dans le couloir de l'immeuble. J'aimerais bien voir la tête d'Elsa en nous surprenant Alice et moi en pleine soufflette !  
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Maximiliane
Bob : Bouh? c’est quoi ça bouh ?
Sulli : C’est comme ça que je l’appelle. Ca te pose un problème ?
Bob : Sulli, il ne faut pas l’appeler. Tu commences par l'appeler et tu finis par t’attacher ! Maintenant tu nous déblaies ta Bouh du plancher ou je pique une crise !
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Elsa von Arendelle


♚ MON HISTOIRE : 11
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MessageSujet: Re: Je compte jusqu'à un.... [Max & Elsa]   Lun 30 Mai - 19:03

-Let it go, let it go ! Cannot hold it back anymore !

Deux packs de coca cola et d’ice tea sous les bras, je me dirigeais d’un pas ferme et décidé vers mon nouveau chez-moi. Mes colocataires pouvaient adorer l’alcool, mais elles avaient aussi besoin de soft, et il se trouvait que moi j’adorait les boissons non alcoolisées… donc tout le monde est content, pensais-je en souriant.

J’étais d’humeur plutôt joviale, comme si une nouvelle aventure se présentait à moi, et je chantonnais un petit air que je m’amusais à écrire le soir entre le travail et les révisions, lorsque mon cerveau hyperactif avait besoin de cette bouffée d’oxygène que procure l’imagination. Je puisais mon inspiration dans cette libération que m’avait apporté ma nouvelle vie à New York : c’était dur, je devais me battre pour exister, je n’étais plus la reine d’Arendelle ; mais je n’avais plus à porter un masque en permanence, à me détester moi-même et à refouler ce que j’étais. Je savais que je n’étais ni un monstre, ni une malédiction… juste Elsa.

-Turn away and slam the door ! I don’t care…

Emportée par le rythme de ma chanson, ma tête fit un mouvement brusque vers la gauche

-… what they are going to say ! Let the storm rage on…

Brusque mouvement vers la droite, mais qui cette fois me déséquilibra et me fit faire tomber un pack de canette. Je me mordis les lèvres pour étouffer un juron. Autour de moi quelques passants me regardaient bizarrement, c’est alors que je me rendis compte que, l’espace de quelques instants, je m’étais effectivement complètement moqué du regard que pouvaient avoir les autres sur moi. Mes colocataires commençaient-elles déjà déteindre sur moi ?

*Fille stupide va, tu ne peux pas faire attention va ?*

Encore une minute, et j’étais devant la colocation. Une odeur suspecte s’en échappait, mais je pense que j’y serais bientôt habituée. La possibilité de surprendre Alice et Max dans les vapes me fit sourire, et c’est à pas feutrés que je montais les marches de l’immeuble. Je posais délicatement les packs à côté de moi, je fis rentrer sans bruit les clefs dans la serrure. Puis n’ayant plus besoin de me cacher, je les fis tourner et je poussais la porte.

-Surprise, j’ai apporté…

Et ce fut le drame.

Mes deux colocataires étaient devant la télévision, à en croire les papiers étendus sur le canapé elles devaient effectivement avoir fumé. Mais pas que… Alice était assise à califourchon sur Max, sa main derrière ses cheveux, et les deux s’embrassent goulûment… a moins que la blonde ne chercha à réanimer la brune victime d’un malaise vagal, mais même en n’étudiant pas la médecine je me doutait qu’il est rare de trouver des gens évanouis affichant un si large sourire.

-Je… Je…

Vite, reprend-toi, sauve les apparences ! Dissimule. Ne ressens rien. Je ramassai les packs, et avec un sourire aussi naturel qu’un condamné à mort essayant de plaisanter face au peloton d’exécution, j’annonce :

-Je nous ai acheté des boissons soft ! Pour fêter ma première nuit ici !

Je fermai la porte et me dirigeai vers la cuisine, portant les packs devant le frigo (que les filles avaient encore oublié de fermer d’ailleurs) et commençant à les ranger. Le geste machinal, mécanique, me rassura et me décontracta un petit peu. Mais avec la fin du choc et la diminution de la pression venait aussi la réalisation de ce que je venais de voir, et je sentis le rouge, incontrôlable, me monter au visage. S’agissait-il d’un geste amical, innocent ? Megara m’avait dit une fois en plaisantant qu’il lui était arrivé d’embrasser une de ses copines sur les livres, pour tester et rigoler, me mettant au défi d’essayer. J’avais refusé, bien sûr…

J’eus soudain envie de me gifler, de me cogner la tête contre le frigo, réalisant que le malaise me faisait imaginer des scénarios complètement abracadabrantesque, pour ne pas que je réalise l’évidence devant mes yeux. Ce n’était pas un petit baiser pour rigoler, c’était un vrai baiser passionné, bouche ouverte, peut-être langue ? Mon ignorance sur le sujet était totale, je ne pouvais que me laisser aller aux spéculations. Je n’avais jamais embrassé de garçon, et encore moins une fille, de ma vie.

Embrasser une fille… me sachant cachée du regard de mes colocataires, je ne ne pus que laisser échapper une vague grimace. Cela me semblait… bizarre, non naturel. Contre la nature, même. Tout une partie de moi-même rejetais cela : c’était comme si j’avais les fantômes de mes parents se matérialisant juste à côté de moi, me faisant des gestes d’interdiction de l’index et fronçant les sourcils. Mais une autre partie de moi-même me chuchotait : « tu devrais avoir honte ! ». Après tout, n’avais-je pas moi-même été rejetée toute une partie de ma vie parce que je portais en moi une différence jugée honteuse par la société ?

Je m’aperçus que j’avais terminé de ranger les boissons depuis un moment, et que je restais fixée à regarder bêtement le frigo. Honteuse, je saisis le prétexte le plus évident pour briser la glace.

-Vous voulez à boire les filles ?

Sans atteindre leur réponse, je plaçais quelques canettes sur un plateau que je transportais sur la table, entre le canapé et la télévision. Le plateau posé, je me sentis toute bizarre : c’était comme si je ne savais plus que faire de mes bras, de mes mains. Je me rendais bien compte que mon visage et mon cou devaient encore aborder une couleur légèrement rosée. D’une traite je m’assis à l’autre bout du canapé, à côté de mes amies (mais pas juste à côté, comme pour marquer une certaine distance). Un silence inconfortable se construisait, je me passais mécaniquement les mains sur mes jambes entrecroisées, comme on le fait quand on cherche à rassurer un enfant. Mes amies avaient encore les yeux dans le vague, surtout Max. Les yeux de Max était beaux, je m’en rendais compte maintenant. Beaux et profonds, et ses cheveux dénoués noirs de jais tombaient en cascade sur ses épaules légèrement bronzées. Quelques flash de Max étendue sur son lit me revinrent alors en mémoire...

Je me sentis soudain dégoûtée de moi-même. Qu’était-ce donc que cette douce chaleur que je sentais monter en moi en même temps que ces pensées… bizarres ? Ce n'était pas moi, ça. Je me serais volontier giflée sans la présence des filles juste à côté de moi. J’espérais que mes yeux ne s’étaient pas attardés sur Max sans que je ne m’en rende compte. Vite, je me mis à sourire et, comme pour briser par résonance un mur de glace invisible, je me frappais les mains en une claque retentissante.

-Bon, vous voulez faire quoi ce soir ? Regarder un film ? Une série ? J’ai quelque collections de DVDs si vous voulez, vous connaissez Downton Abbey ?

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Maximiliane B. Monster


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MessageSujet: Re: Je compte jusqu'à un.... [Max & Elsa]   Lun 30 Mai - 20:12


❝ Je compte jusqu'à un... ❞
- Max & Elsa -
Bonjour Germaine ! Ma gracieuse limace en jartelle ! A qui allons-nous faire peur aujourd’hui ?
Les yeux fermés, je profite de la soufflette d'Alice et de la tendresse de ses lèvres. Ses doigts derrière ma tête me caressent doucement le cuire chevelus et son petit nez frotte contre ma joue. Je souris puis elle se recule. C'est à ce moment là que je me rends compte qu'Elsa est rentrée et qu'elle nous regarde bizarrement avant de sprinter vers la cuisine. Alice me regarde et hausse les épaules en silence pour me dire "Est ce que tu crois qu'elle est choquée ?", je lui souris et hausse également les épaules sans trop y faire attention comme pour répondre "Je m'en fiche et puis je suis sûre qu'elle s'en remettra.". Je presse doucement l'intérieur des cuisses d'Alice. Celle ci se lève de sur moi quand Elsa nous apporte à boire. Elle s'assoit à mes cotés et fini son pet en buvant un peu de Coca, boisson à laquelle elle est complètement accroc.

- Merci Elsa ! J'espère que ta journée c'est bien passée ! Nous on a pas fait grand chose et on finit la journée sur une bonne soufflette...

A ce moment là je pense que c'est le moment pour moi d'intervenir et de bien pousser le bouchon.

- Économise ta salive Rose, elle sait pas ce qu'est une soufflette. Estime toi heureuse qu'elle comprenne déjà le mot clope.

Elsa est à coté de nous mais elle marque une certaine distance. Bichette, on a pas du lui apprendre que les filles pouvaient s'embrasser dans son monde de princesse. Papa et maman n'ont pas mit saphisme dans les leçons de bonnes manières ?! Riant de ma pensée, je remets mes cheveux en place et me penche pour prendre une canette de Coca. A ce moment là, Elsa nous demanda ce qu'on voulait faire ce soir, pour ma part mon programme est déjà fait. Soirée film et roupiller sur le canapé, après, elle, je sais pas. Alice se lève en s'étirant, me tendant ses fesses sur lesquelles je met une jolie claque. Elle sursaute et sourit avant de me dire :

- Tu as bien fait, tout cul tendu mérite son du !


Je ris et elle annonça de nouveau qu'en ce qui la concerne c'est une douche et puis dodo car elle a une longue journée qui l'attend demain. Pas la peine que je m'inquiète pour elle, je sais qu'elle va se laver, se mettre au lit, jouer avec son téléphone, fumer un pet pour la route et gros dodo pour être en forme demain. C'est fou ce qu'elle aime dormir cette meuf ! C'est impressionnant. Elle s'en va donc, petit rayon de soleil, et je me retrouve avec l'iceberg qui a bien délimité sa frontière. Je me recroqueville sur moi même et continue de regarder ma série. Des DVD de poupée Barbie non merci.

- J'ai prévu de passer la soirée sur le canapé à fumer et mater des films de boule. Tu veux te joindre à moi ?

Je lui dis ça le plus sérieusement possible en la regardant droit dans les yeux. Elle allait surement prendre ses jambes à son cou et au moins je serais tranquille parce que je sais pas ce qu'elle a cette fille à me regarder sans arrêt mais un jour je risque de lui tomber dessus et croyez moi, mon poids n'a surement rien à voir avec le sien !

Je me mets à rire devant la télé quand le mec de ma série couche avec sa meuf et qu'elle a des délires sexuels étrangement drôles et qui après l'amour s'endors, branchée à sa machine respiration pour cause d'apnée du sommeil !

- Trop drôle ! J'aimerais pas me taper une meuf comme ça !

Dis je à la télé avant de prendre un paquet de chip que j'avais caché sous le canapé pour en manger ce qui restait en me tordant de rire devant mon écran. Je vis du coin de l’œil que princesse Elsa était encore là.
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Sulli : C’est comme ça que je l’appelle. Ca te pose un problème ?
Bob : Sulli, il ne faut pas l’appeler. Tu commences par l'appeler et tu finis par t’attacher ! Maintenant tu nous déblaies ta Bouh du plancher ou je pique une crise !
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Elsa von Arendelle


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MessageSujet: Re: Je compte jusqu'à un.... [Max & Elsa]   Mar 31 Mai - 10:43

- Économise ta salive Rose, elle sait pas ce qu'est une soufflette. Estime toi heureuse qu'elle comprenne déjà le mot clope.

Alice venait de contribuer à briser la glace, je lui en étais reconnaissante, mais c’était inévitable semblait-il : il fallait que Max la ramène. Mais force était de constater qu’elle avait raison : j’ignorais totalement ce qu’était une soufflette, du moins jusqu’il y a quelques secondes. Mon malaise ne fit que s’accentuer.

-Eh bien… je reviens de cours, j’ai fini d’empaqueter mes affaires à mon ancien appartement. Ce soir je ne travaille pas au bar, j’avais besoin de me détendre après cette journée animée.

Animée… oui c’était le mot. Et la journée n’était même pas terminée techniquement…

Alice se leva pour aller au lit (en voilà une raisonnable, pourquoi n’en faisais-je pas autant ?), lorsque sans prévenir Max lui asséna une claque sur les fesses. Je sursautais et renversait même un peu d’ice tea sur le canapé et sur le pantalon d’Alice. Mais celle-ci ne semblait dérangée ni par la boisson (de toute façon elle planait trop pour s’en rendre compte) ni par la claque à cet endroit sensible, au contraire elle semblait apprécier ! « Tout cul tendu mérite son dû »… jusqu’à présent Alice m’avait semblée la plus sage du duo, et de loin, mais j’en venais à me poser des questions désormais. L’indécence du geste m’avait soulevée, surtout devant moi, mais je n’avais pas du tout la même réaction que face à Max. Ce qui me mettait d’autant plus mal à l’aise : pourquoi ma réaction face à l’indécence d’Alice était-elle uniquement du rejet, tandis que ma réaction face à celle de Max était du rejet mélangé à… je ne sais quoi ? Je me secouai la tête pour chasser ces pensées malsaines. J’avais une longue journée de travail demain, je devais au moins apprécier la soirée au lieu de me prendre la tête.

- J'ai prévu de passer la soirée sur le canapé à fumer et mater des films de boule. Tu veux te joindre à moi ?

Alice était partie, me laissant en compagnie du Diable. Ou si Max n’était pas Lucifer, elle était le niveau juste en dessous. Elle n’attendit même pas ma réponse et se mit à zapper pour regarder sa série bizarre. L’indifférence et la hauteur avec laquelle cette fille me traitait commençait à m’agacer. Pourtant on avait autant de points communs au niveau de la personnalité que le feu en avait avec la glace, en théorie nous ne devrions même pas être en colocation. Et au sein d’un même colocation nous devrions vivre chacun de notre côté, nous ignorer superbement. Et pourtant… j’étais là, au lieu de me coucher je restais à côté d’elle pour voir un mec bizarre et une fille bizarre s’ébattre en direct. C’était comme si nos différences de caractère créait une vague électricité qui m’attirait vers elle.

- Trop drôle ! J'aimerais pas me taper une meuf comme ça !

Elle semblait afin avoir remarqué ma présence. Dans sa parole et dans son attitude, tout respirait la vulgarité et le jemenfoutisme. Elle parlait de ses désirs sexuels sans aucun complexe, et s’étalait de toute sa longueur sur le canapé, ne me laissant qu’une place infime. Bien malgré moi je remarquais qu’elle ne portait qu’un short en jean court, et que ses longues jambes élégantes et tannées, et à l’air libre avaient franchi mon espace vital. J’étais presque poussée hors du canapé.

Et brusquement j’en eus assez. Aujourd’hui encore, je ne sais pas avec exactitude ce qui m’est passé par la tête : peut-être voulais-je me prouver à moi-même que je savais sortir de la zone de confort, peut-être que je cherchais maladroitement à gagner le respect de Max. Toujours est-il qu’il se produisit un évènement extraordinaire, incroyable.

-Oh et puis flûte !

Ayant repéré sur la table une bouteille à moitié vide étiquetée comme du whisky, je me sais d’un verre, le remplit à moitié de whisky et à moitié de coca, et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, j’avalais une pleine gorgée de ce mélange. Je reposai le verre, et moins d’une seconde plus tard, je sentis une brûlure intense me remonter à travers la gorge. Je devins rouge, mes yeux s’emplirent de larmes, je suffoquais. Il me fallut me tenir droite et inspirer profondément pour que le calme me revienne. Comment pouvait-on apprécier cela ? Je ne comprenais pas Megara et les autres.

Toujours est-il que je me tournais vers Max qui devait être estomaquée et que, affichant un sourire de triomphe et essuyant mes larmes d’un revers de la main, je déclarais, péremptoire :

-Si MOI je peux faire CA, alors TOI tu peux regarder Downton Abbey ce soir ! Tu peux et tu vas le faire, crois-moi ma belle !

Joignant le geste à la parole, je me levai et, maintenant bon gré mal gré mon équilibre, je fouillai dans mon sac pour sortir le DVD de la saison 1. D’une traite j’éteignais la télévision, je glissai le disque (je dû m’y reprendre à deux ou trois fois pour qu’il rentre) dans la disquette, et je revins m’asseoir, sans me départir de mon sourire triomphant. Un sourire dont je ne parvenais plus à me débarrasser. Je me tournai vers la pauvre Max pour donner des explications basiques tandis que le générique de début défilait à l’écran :

-Nous sommes dans l’Angleterre du début du XIXème… pardon XXème siècle, en 1912. Les cousins et héritiers de Lord Grantham viennent de disparaître dans le naufrage du Titanic, et les trois filles du comte ne peuvent hériter du titre et des terres de leur père selon la loi en vigueur. Le nouvel héritier est un cousin encore plus lointain, mais il n’est pas noble. Je sais c’est idiot, mais c’était comme ça à l’époque.

Puis je regardai l’écran, attendant sa réaction. La brûlure de la première gorgée était juste passée, remplacée désormais par une douce chaleur et un sentiment étrange de bien-être, de liberté. Un instant la peur me prit : je ne connaissais rien à l’alcool, et j’avais ingéré sans tenir compte des doses. Mais bah, j’étais la Reine des Neiges, j’étais aussi résistante qu’un glacier, je survivrai !

Et puis je ne pouvais que l’admettre, ce verre était loin de n’avoir eu que des effets désagréables. Non seulement je me sentais détendue, mais aussi plus consciente autour de moi : les coussins et le canapé sous mon dos, l’odeur de l’herbe planant encore dans le salon, le goût du coca s’attardant sur ma langue… L’idée étrange me vint de toucher les jambes de jambes de Max, de sentir avec mes doigts à quoi ressemblait la peau d’une autre personne. Après tout ça se faisait parfois entre amies, sans arrière-pensées, non ?

Mais heureusement je ne passais pas à l’acte, et réalisais soudain que j’étais toujours habillée comme j’étais entrée. Je me redressais donc pour enlever ma chemise, ne gardant que mon T-shirt vert. J’avais même gardé mes converses ! Je me penchais assez maladroitement pour défaire les lacets de mes chaussures, que je poussais sur le côté. Sans prendre le temps même d’y réfléchir, j’enlevais aussi mes chaussettes que j’envoyais valser à côté des chaussures. Je m’étendis et posais mes pieds sur la table ; mes sens semblaient toujours autant aiguisés par l’alcool, et je frissonnais en ressentant le froid de l’air sur mes pieds nus. La sensation m’arracha même un drôle de petit rire, je devais passer pour une folle même du point de vue de Max ! Je fis bouger mes doigt de pieds pour les réchauffer un petit peu, et fixant cet étrange spectacle des yeux, comme un objet philosophique, je remarquai à quel point ma peau blanche comme l'albâtre contrastait avec celle de Max.

Je songeais avec amusement que cette dernière n’avait pas encore réagi ; mais pour combien de temps ?

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Je compte jusqu'à un.... [Max & Elsa]

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Nos personnages de Disney sont tous arrivés dans notre monde depuis quelques temps déjà. A peine eurent-t-ils le temps de se remettre de cette aventure que d'étranges phénomènes surviennent : des souvenirs reviennent à la surface, des souvenirs de la vie du personnage du monde réel dans lequel ils ont atterri. Sans compter que parfois, ils n'ont tout simplement plus conscience qu'ils sont des personnages de Disney, leur eux-réel reprenant le dessus ! Nos héros, héroïnes, amis et ennemis s'effacent tout doucement de notre univers. Et leurs merveilleuses histoires avec eux !C'est par ici !